Sarah Blec questionne notre rapport aux déchets à travers un inventaire photographique d’objets recyclables et non recyclables. En associant des natures mortes en studio à des images de centres de tri et de déchetteries, elle met en lumière le parcours des objets et l’ampleur de notre consommation contemporaine.
Projet photographique Bac Pro Photographie 2026
Le projet photographique vise à l'obtention du diplôme et marque la fin du cursus. Au début de l’année de terminale, les élèves découvrent le sujet national imposé sur lequel ils vont devoir produire des images selon une ou plusieurs approches personnelles. Les élèves présentent leurs travaux à l’oral en fin d’année scolaire auprès de leurs enseignants et de professionnels.
Découvrez sur cette page les différentes productions 2026 des élèves de Bac Pro Photographie sur le thème « Anthropocène, le règne des humains ».
Depuis plusieurs décennies, les activités humaines transforment profondément la planète. L’urbanisation, l’industrie, l’agriculture, les transports ou encore l’exploitation des ressources naturelles modifient les paysages, les écosystèmes et les conditions de vie du monde vivant. Les traces de l’Homme sont visibles partout, qu’il s’agisse des territoires qu’il aménage, des habitats qu’il construit ou des changements qu’il provoque sur l’environnement. L’Anthropocène interroge ainsi la place de l’être humain sur Terre et son rôle dans les évolutions actuelles de notre monde.
Le sujet du Bac Professionnel 2026 invite à explorer cette thématique sous de multiples aspects et à la questionner selon différents prismes : ceux du changement climatique, de la biodiversité, des enjeux écologiques, de la gestion des ressources, des notions de progrès ou de résilience, mais aussi des relations entre l’Homme et son environnement. Il encourage à observer les empreintes laissées sur les territoires, à documenter les transformations du vivant ou à imaginer les défis auxquels nos sociétés devront faire face dans les années à venir.
« L’environnement plastifié » – Laureen BOA-GUEHE
Laureen Boa-Guehe interroge la place envahissante du plastique dans notre quotidien. En studio, elle recompose des objets usuels à partir de déchets plastiques ; en extérieur, elle réalise de véritables portraits nocturnes de détritus abandonnés, transformant ces vestiges en indices visibles de notre impact environnemental.
« Les relations entre la faune et l’homme » – Emeline CALMELLY–MATHIEU
Emeline Calmelly explore les différentes formes de cohabitation dans l’Anthropocène. Son reportage documente le mobilier urbain hostile conçu pour exclure certaines populations, tandis que ses photographies en studio rapprochent habitats animaux et architectures humaines à travers le principe du biomimétisme.
« Dernière bouffée avant le néant » – Manon CONVERS
Manon Convers utilise la cigarette comme symbole des impacts de l’Homme sur lui-même et sur son environnement. Entre natures mortes de mégots isolés dans le vide et portraits de fumeurs saisis dans l’espace public, son projet explore les dimensions à la fois sociales, sanitaires et environnementales du tabac.
« Vestiges d’asphalte » – Mathias CUJAS
Mathias Cujas s’intéresse aux autoroutes abandonnées, symboles d’un développement aujourd’hui révolu. Ses photographies documentaires montrent ces infrastructures désertées tandis que ses images de détails révèlent la végétation qui s’immisce dans les fissures et reprend progressivement possession de ces espaces.
« Intrusions » – Martin FAVRE
À travers un simple sac de courses réutilisable, Martin Favre interroge les contradictions de la consommation responsable. Ses photographies mettent en scène un objet conçu pour durer qui finit pourtant par envahir les paysages ou contraindre le vivant, devenant à son tour une trace durable de l’activité humaine.
« Nature synthétique » – Noa GUERREIRO
Noa Guerreiro brouille les frontières entre naturel et artificiel. D’un côté, il photographie des lieux abandonnés où subsistent les traces de l’activité humaine ; de l’autre, il compose en studio de faux paysages minéraux à partir d’objets manufacturés, créant l’illusion d’une nature entièrement reconstruite.
« Le football dans l’Anthropocène » – Axel HOSPITAL
Axel Hospital utilise le football pour explorer l’impact de l’activité humaine sur les objets et les espaces. Ses packshots révèlent la standardisation du matériel sportif tandis que ses mises en scène extérieures suivent un même ballon à travers des terrains profondément transformés par l’aménagement humain.
« Traces de verre » – Alanya IMBART
Alanya Imbart s’intéresse au verre, matériau omniprésent mais rarement questionné. En studio, elle met en scène les traces et fragments laissés après sa destruction ; en reportage, elle documente le travail des artisans verriers et les étapes de fabrication du verre recyclé, entre savoir-faire et réemploi.
« La belle et le poison » – Nolann KEROUAZ-DIABI
À travers deux approches complémentaires, Nolann Kerouaz-Diabi s’intéresse à l’industrie du tabac et à ses conséquences souvent invisibles. Entre portraits inspirés de l’esthétique publicitaire et photographies documentaires de mégots abandonnés, son projet confronte l’image séduisante de la cigarette à ses impacts sur l’humain et l’environnement.
« Surabondance et abandon » – Malicia LASCOMBES
« Les répétitions humaines » – Tom LÉAUSTIC
Tom Léaustic questionne les logiques de répétition produites par l’activité humaine. À travers des emballages alimentaires consommés photographiés en studio et des séries architecturales inspirées de la typologie, il met en lumière les schémas qui se répètent dans nos habitudes comme dans nos paysages.
« Paysages artificiels » – Ellie LEJEUNE-ZEYER
Ellie Lejeune-Zeyer s’intéresse aux transformations de Val d’Europe depuis l’arrivée de Disneyland. Ses photographies documentent l’artificialisation du territoire et l’urbanisme pensé pour le tourisme, tandis que ses diptyques en studio révèlent les déchets générés par les objets de consommation courante.
« Le vert des tours » – Inès LOCHET
« Le 6ᵉ continent » – Ambre LOPEZ
Ambre Lopez aborde la pollution plastique à travers une double réflexion sur les déchets et la place du vivant. D’une part, une mise en scène montre une baigneuse progressivement engloutie par le plastique ; d’autre part, ses photographies documentent une nature contrainte par le béton et les aménagements humains.
« L’invasion silencieuse » – Lily MALOT-GUNTERSHAUSEN
Lily Malot-Guntershausen explore la présence des microplastiques dans notre environnement. Son reportage documente les déchets abandonnés dans la nature tandis que ses mises en scène en studio montrent fruits, poissons et aliments contaminés par le plastique, entre esthétique séduisante et réalité inquiétante.
« L’eau sous pression » – Manon MEMBRIVES
Manon Membrives aborde l’impact humain sur l’eau à travers deux approches. En studio, elle met en scène différentes formes de pollution invisibles ou banalisées ; en reportage, elle photographie les gestes quotidiens liés au gaspillage, révélant une ressource fragilisée par nos habitudes de consommation.
« Jour éternel » – Inès NECHI
« Traces et empreintes, impact sur l’environnement » – Océane PEREIRA
Océane Pereira s’intéresse aux traces laissées par l’Anthropocène. En macrophotographie, elle met en scène mousses et lichens colonisant circuits électroniques et déchets technologiques. En parallèle, elle documente les tags sur le mobilier urbain, révélant d’autres formes d’empreintes humaines dans l’espace public.
« La nature dans la ville » – Mathys POIRIER
« La beauté abîmée : la dualité du monde » – Chloé QUITTARD
« Domestiquer le vivant » – Nathan TOURNIER
Nathan Tournier interroge la relation entre l’homme et le chien à travers deux visions complémentaires. D’un côté, il documente les liens de confiance et d’apprentissage du quotidien ; de l’autre, il isole l’animal en studio pour questionner le contrôle, la standardisation et l’artificialisation du vivant.
« Sous les avions, nos maisons » – Thomas VEYRADIER
« Objets du quotidien et flux humains » – Dario VUKOJICIC
Dario Vukojicic explore la place des transports dans l’Anthropocène. Entre natures mortes inspirées de la publicité mettant en scène pass Navigo, téléphones et accessoires de mobilité, et reportages en pose longue dans le RER, il questionne la dépendance aux déplacements et la saturation des flux humains.
