Dans une double approche entre puissance et minutie, Yann Barré explore l’eau sous toutes ses formes. Il observe tantôt ses différents états – liquide, solide, gazeuse ou bouillonnante – avec une précision quasi scientifique ; capte tantôt sa vivacité dans la nature, à travers des poses longues qui magnifient les mouvements et rendent presque palpable le tumulte des flux…
Projet photographique Bac Pro Photographie 2025
Le projet photographique vise à l'obtention du diplôme et marque la fin du cursus. Au début de l’année de terminale, les élèves découvrent le sujet national imposé sur lequel ils vont devoir produire des images selon 2 ou 3 approches personnelles. Les élèves présentent leurs travaux à l’oral en fin d’année scolaire auprès de leurs enseignants et de professionnels.
Découvrez sur cette page les différentes productions 2025 des élèves de Bac Pro Photographie sur le thème "De l’eau".
En composant le corps humain à 65% et en recouvrant 71% de la surface terrestre, l’eau est indispensable à la vie humaine et à celle de tous les organismes vivants connus. Elle est omniprésente dans tous les aspects de notre vie, que ce soit dans nos paysages urbains ou naturels, dont elle fait partie intégrante, ou dans notre quotidien. L’eau est bien sûr consommée, mais elle est aussi utilisée pour se rafraîchir ou pour laver, elle est traitée, domptée, transformée en énergie, elle est utilisée pour l’agriculture ou la fabrication de nos vêtements… L’eau est à la fois objet de fascination, lorsqu’elle est explorée ou étudiée, et de terreur quand est à l’origine de désastres naturels, de conflits géopolitiques ou quand elle vient à manquer.
Le sujet du Bac Professionnel 2025 invite à interroger cet élément sous tous ses aspects, tous ses états (liquide, solide ou gazeux), à le questionner selon différents prismes : celui de la consommation, de la distribution, de la science, de l’énergie, de l’écologie ou des écosystèmes, celui de la matière, de la géographie ou encore du symbolisme…
« Love Emotions » – Ambre BERTOUX
Ambre Bertoux s’empare du thème de l’eau pour représenter les émotions humaines et l’environnement qui nous entoure. À travers sa série photographique aux couleurs vives, elle se sert ainsi de l’élément eau, composante essentielle du corps et de la planète, pour tisser un lien métaphorique entre les êtres humains et le monde qu’ils habitent.
« Fluidité figée » – Gina CASSI
Avec son projet photographique, Gina Cassi explore la rencontre entre explosion et précision, en transformant l’eau en sculptures éphémères ou en miroirs lustrés. Ses mouvements tantôt calmes, tantôt vifs et imprévisibles, sont suspendus le temps d’une photo et, avec eux, c’est le temps lui-même qui semble se figer.
« La Source bleue » – Hermione CHESNEAU
Pour son projet photographique, Hermione Chesneau retranscrit en images puis détourne en publicité la légende jurassienne de la Source bleue. De l’amante désespérée jetée de tristesse dans une source glaciale à la marque d’eau aux propriétés magiques, elle joue avec les codes de la photographie pour construire un univers déroutant, entre conte et satire décalée.
« De l’eau » – Axel DODET
Des chercheurs du CNRS aux adeptes de plongée sous-marine, en passant par les riziculteurs, Axel Dodet explore les différentes facettes de notre relation avec l’eau dans un travail mêlant science, poésie et écologie. Dans son projet, la photographie devient un outil puissant de sensibilisation et de réflexion, révélant l’omniprésence de l’eau dans notre quotidien et les efforts menés pour en préserver la richesse.
« Récits d’eau » – Lucie DUGARD
Dans la Bible, l’eau symbolise la vie, la purification et le renouveau spirituel. Lucie Dugard a choisi d’aborder l’eau sous un angle théologique, en adoptant une imagerie moderne voire contemporaine inspirée des peintures de Giorgio Morandi et des photographies de Robert Doisneau, mais aussi des pochettes d’albums de Billie Eilish.
« Dans les rivières des villes » – Thylane DUPUY
À travers ses deux séries photographiques, Thylane Dupuy cherche à montrer les effets dévastateurs de nos modes de consommation sur l’eau. Elle met en lumière la pollution visible dans les rivières urbaines – déchets flottants, pollution industrielle, faune et flore aquatiques détériorées – et met en scène les déchets marins dans des compositions minimalistes, afin de provoquer une prise de conscience chez ses spectateurs.
« Les Courbes » – Alicia FRÉBAULT
Calme ou tumultueuse, limpide ou troublée, précieuse ou abondante, l’eau se caractérise par sa dualité. Et c’est cette dualité qu’interroge Alicia Frébault dans un projet aux deux visions aussi opposées que complémentaires : si l’eau apparaît fluide et libre sans sa première série, elle est statique, emprisonnée dans la seconde ; harmonieuse et intégrée dans le décor d’un côté, inesthétique et détonnante de l’autre…
« Écluses » – Théo GAUTHIER
Théo Gauthier cherche à mettre en évidence les différents états de l’eau dans la société de consommation. À travers une approche publicitaire eu une documentaire, il établit un contraste brutal entre l’eau telle qu’elle est présentée au public – avec des couleurs vives et une esthétique soignée – et l’eau telle qu’elle est dans un contexte d’activité humaine : terne et stagnante, dans des écluses tristes, en béton.
« Fonte des glaces » – Suryana GEROLDI
Alors que les étés se réchauffent d’année en année, la glace s’impose comme symbole privilégié de l’insouciance des beaux jours, aussi bien que celui du dérèglement climatique. En photographiant la glace qui fond, Suryana Geroldi cherche à évoquer la fragilité du temps, de la nature, et à susciter une prise de conscience face à l’urgence environnementale.
« L’eau en terrain » – Alexis GNEMMI
Comment représenter le mouvement au travers d’une image figée ? C’est la question à laquelle Alexis Gnemmi a tenté de répondre dans ses deux approches photographiques. La première utilise la photographie à long temps de prise pour capturer les courants et remous d’un cours d’eau, tandis que la seconde s’inspire de la technique de stop motion utilisée en animation afin de construire des compositions et un semblant de mouvement.
« Dans tous ses états » – Nolann KEROUAZ-DIABI
Inspiré par les figures mythologiques de Narcisse et de Niobé, Nolann Kerouaz-Diabi se sert du motif de l’eau pour construire des mises-en-scène et exprimer des émotions. Dans ses photographies, l’eau devient un miroir de l’âme : reflet de l’amour de soi ou expression de la tristesse, de la souffrance.
« À travers la vapeur » – Amira LAHLOU
Avec son projet photographique, Amira Lahlou a choisi d’interroger l’eau en tant que miroir des émotions. Sous forme liquide comme gazeuse, l’eau expose la tension entre réel et apparence, et se fait le témoin de l’intimité dans toute sa vulnérabilité, d’une perception de soi parfois floue, instable ou en transition.
« Eau de parfum » – Paul LANCELLE
Paul Lancelle puise dans l’univers de la photographie commerciale et le travail d’artistes tels que Guido Mocafico, Benjamin Hénon ou encore Quentin Décaillet, pour sublimer à sa manière les eaux de parfums. L’eau n’est pas visible directement, mais elle est suggérée à travers les flacons, sublimée dans un jeu d’ombres, de lumière et de transparence.
« Cold Water, Cold Depths & Cold Shore » – Kaïto LORIOT
Kaïto Loriot propose une réflexion sur notre lien avec l’eau, sur ce qu’elle apporte à l’humain au-delà du besoin vital : du calme, de la force, et parfois même un peu d’évasion. Par le biais de trois approches, il nous invite à la contemplation et à la détente, en faisant des profondeurs un espace d’introspection ou un lieu d’exploration fascinant.
« Fluidités humaines » – Josef MARSEILLE
Dans la série « Fluidités humaines », Joseph Marseille explore la relation à la fois intime et vitale qu’entretiennent les êtres humains avec l’eau. À travers deux approches mêlant moments de vie quotidienne et mises en scène artistiques, son projet s’attarde sur la texture des gouttes, le mouvement des flux, la sensualité des éclaboussures, et met en lumière l’omniprésence de l’eau dans nos vies.
« Échos de l’eau : corps, villes et reflets » – Maxence PAUTY–PHILIBERT
En concentrant son projet photographique sur les flaques d’eau après la pluie et la transpiration lors d’une séance de sport, Maxence Pauty–Philibert transforme le trivial en objet de sublimation. Dans ses images, l’eau sous ses formes les plus banales devient digne du regard et trouve même une forme de beauté.
« Eaux de Paris » – Chloé QUITTARD
Dans un projet mêlant reportage et photographie plasticienne, Chloé Quittard observe la façon dont les eaux sont utilisées dans Paris, du traitement des eaux usées aux fontaines pétillantes à usage public, et forme un lien avec la pollution marine. Elle questionne ainsi les retombées positives ou néfastes des activités humaines sur l’eau.
« Maison Perrier » – Ny Antsa RAKOTOMALALA
Ny Antsa Rakotomalala propose une démarche publicitaire autour de la marque d’eau pétillante, Perrier. À travers trois approches singulières, son objectif est de mettre en valeur les boissons et faire ressortir les valeurs qui font l’identité de la marque – authenticité et tradition, modernité et raffinement – à la manière d’une véritable campagne de publicité.
« Quais de Seine » – Aloïs RAMBURE
Pour répondre au thème de l’eau, Aloïs Rambure a suivi le cours de la Seine à Paris. Des ponts majestueux qui traversent le fleuve aux déchets qui en jonchent les quais, son projet témoigne de la dualité des activités humaines sur le cours d’eau, entre constructions sublimant le paysage et détritus qui le polluent.
« La métamorphose de Margygr » – Lilas SAILLY
Lilas Sailly explore ce que l’eau révèle d’invisible, dans un projet mêlant mythe et monde réel. En s’inspirant de la figure de la Margygr, sirène envoûtante de la mythologie scandinave, elle s’immerge dans les profondeurs abyssales et construit un univers imaginaire, où ombre et lumière s’entrelacent.
« La réflexion de l’eau » – Maréza SILOTIA
Avec son projet photographique, Maréza Silotia propose deux approches artistiques à l’esthétique léchée. Si dans un premier temps, l’eau est utilisée comme produit de beauté à part entière, au même titre que le maquillage ou les accessoires de mode, elle apparaît sous un jour plus naturel dans un second temps, et dévoile des moments fugaces, des corps sans artifices…
« Résidus de vie » – Gwenaëlle SOUCELIER
Gwenaëlle Soucelier s’empare des enjeux environnementaux liés à l’eau, tels la fonte des glaciers, la surexploitation des ressources marines et la pollution, dans un projet mêlant reportage, mise en scène et nature morte. Ses photographies, lourdes de signification, visent à éveiller les consciences autour de l’urgence climatique en montrant de manière éloquente les désastres de l’activité humaine sur l’environnement.
« L’intime discordant » – Evan VERMET
Evan Vermet explore la glace comme objet esthétique, sensoriel et conceptuel. Ses deux approches, publicitaire rétro d’une part et plasticienne de l’autre, se focalisent sur l’eau sous sa forme solide pour interroger notre rapport à la nature, au temps et à l’éphémère, par le biais d’une matière à la fois puissante et fragile.
