Google+

Le mois international de la photographie à Moscou PHOTOBIENNALE 2016 – L’Œil de la photographie

Le mois international de la photographie à Moscou PHOTOBIENNALE 2016 – L’Œil de la photographie
13
Avr
  • L'équipe du CE3P
  • Actualités, Revue Photographique
    • Alexandre Verevkine, jana romanova, pascal colrat, Photobiennale, photographie,

La quête d’identité – tel est le thème principal qui lie les projets des photographes russes et étrangers présentés par le Musée des arts multimédia de Moscou dans le cadre du XI mois international de la photographie à Moscou Photobiennale-2016.

 

Certains auteurs recherchent leur identité dans l’histoire de leur famille. Le projet La Soupe des renards du célèbre artiste et photographe Pascal Colrat est une minutieuse reconstitution des événements dramatiques survenus dans sa famille en 1935. Notons que la plupart des photos s’accompagnent de l’histoire de leur création  et de ce fait le projet de Colrat, c’est aussi l’histoire de ce que signifie « être photographe » et nous fait comprendre les aspects les plus importants de cet art, selon lui.

 

Jana Romanova se tourne également vers l’histoire de sa famille. Le titre de son projet, Chvilichvili, se traduit littéralement par «le fils du fils» et parle des liens de filiation comme source d’inspiration nouvelle dans la quête de sa propre identité. Plus largement, l’auteur s’interroge sur la valeur des photos de famille, sur la famille en tant qu’institution dans le monde d’aujourd’hui et sur la façon dont les liens de parenté sont préservés par les familles, séparées par des frontières entre pays ou par des événement familiaux tragiques.

 

D’autres photographes trouvent nécessaire de sortir du cadre de la famille pour retrouver leur identité. Ce phénomène est lié en grande partie au vide d’auto-identification survenu après la désintégration de l’URSS. Elizaveta Tchoulantseva dont le projet est présenté par l’Ecole de photographie et multimedia Rodchenko (atelier de Valerie Nistratova) utilise les règles « de la photo pour l’album de famille » pour nous faire découvrir l’histoire d’une rue de Russie, tandis que Lucia Ganieva nous offre un voyage nostalgique dans le temps de son enfance, représenté par le village de Kuvady. Egor Zaïka définit la notion de « Patrie » en nous montrant de nombreux objets-basculeurs, communs à tout une génération, qui nous transportent instantanément dans les années 80 – 90 du XXe siècle. Ils sont connus de tous ceux qui ont vécu à l’époque de pénurie totale dans les magasins soviétiques et rappellent des souvenirs qui constituent selon lui notre représentation collective de la Patrie.

 

Alexandre Verevkine essaie de comprendre ce qu’est la patrie de façon empirique. Se basant sur la carte de notre pays que tout le monde connaît, il va pédaler dans un champ avec son vélo pour retracer le plus fidèlement possible la forme de la Russie en suivant ses frontières tandis que la caméra fixée au guidon enregistre toutes les péripéties de ce voyage de deux heures.

 

Puisé sur Le mois international de la photographie à Moscou PHOTOBIENNALE 2016 – L’Œil de la photographie